Faut-il s'émanciper? (2) Pour suivre en visio-conférence, activez ce lien Séances à partir de 18h, salle 376 au lieu dit Césure, 13 rue Santeuil, 75005 Paris les mercredi 14 et 28 janvier, 11 et 25 février, 11 et 25 mars 2026.
Si on s’émancipe, c’est pour ne plus avoir à s’exécuter, c’est pour s’inscrire dans un cadre d’existence où l’obéissance est limitée dans son exigence et l’ordre partagé dans sa responsabilité. Au commencement, il y a ce qui reste au faible dans un rapport de domination. L’émancipation a lieu parce qu’une certaine définition, une certaine distribution, une certaine répartition inégales de la capacité à opérer ne sont plus supportés chez tel ou telle de ceux auxquels il revient d’être patient – de tenir sans se plaindre – dans une situation injustement ordonnée et composée. Son devenir, si elle ne se trahit pas, ce n’est pas de prendre la place du fort ou de la puissance, mais d’écarter le rapport de forces et de trouver un espace dans le droit. Ce devenir est, avant toute déclaration, affaire de gestes.
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La page Éditions ouvertes est réorganisée et comporte de nouvelles publications.
Le texte du séminaire "Qu'est-ce que faire dans l'urgence ?" est disponible en lecture aux pages
Éditions ouvertes (rubrique "Notes de séminaires") et
Recherches (rubrique "Qu'est-ce que faire dans l'urgence ?").