Recherches

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De l'espace public à la sphère sociale
Les formes de l'urbanité, 2
2020
Les espaces que souvent aujourd’hui on dit « publics » le sont-ils réellement ? Mais qu’est-ce que cela veut dire « réellement public » ? Et pourquoi et en quoi faudrait-il au public un espace ? Pourquoi dire ici « espace » et non pas « sphère » ? Quelles sont les caractéristiques de cette spatialité par hypothèse en jeu ? Le séminaire partira d’une double supposition. La première, c’est que l’espace dont il est question ne peut être pensé à soi seul : il n’existe qu’en relation avec un autre, qu’on dira « privé » en expliquant, bien sûr, ce choix terminologique. La deuxième, c’est qu’il y va d’un tort : les espaces supposés « publics » sont le plus souvent mal nommés. Ce sont moins des espaces que des environnements, et ils sont plus sociaux que publics. Qu’est-ce à dire ? Qu’est-ce que cette différence entre le social et le public ? Comment se fait-il non seulement qu’on appelle l’un pour l’autre, mais qu’on puisse le faire ? Y a-t-il importance, et laquelle, à lever cette confusion ? En savoir plus
Art ou science
2015-2016
Une certaine liaison art/science est aujourd'hui de part et d'autre revendiquée, tant dans l'institution des laboratoires scientifiques que du côté des arts. Est-ce affaire d'opportunité ? En vérité, l'expression « arts et sciences » implique une assez longue histoire. De la permanence des vocables dans cette histoire, peut-on conclure à celle des idées ? Rien de moins sûr. Un temps au moins, l'idée d'art comme celle de science se sont plutôt dissociées. Sommes-nous en train de laisser ce temps derrière nous et, si oui, pour quelles raisons ? La seule façon d'examiner sérieusement ces questions est de chercher, à contre-temps des opportunités actuelles, ce qui a bien pu justifier l'hypothèse d'une alternative. En suivant notamment, mais pas seulement, un propos majeur dans cette histoire, celui d'un Kant opérant aussi bien une certaine clôture du siècle des Lumières qu'une certaine ouverture au monde du XIXème siècle, je tenterai de montrer que cette dernière hypothèse se lie substantiellement à celle d'une capacité de « l'imagination » susceptible de se trouver sans commande et d'être, en tant que telle, redoutée. Cette capacité, c'est celle de faire « schèmes ». De quelles activités, activations ou opérations ces termes, imagination et schème, sont-ils potentiellement les noms ? En quoi font-ils enjeu aujourd'hui encore quand bien même on n'y pense apparemment pas ? En savoir plus
Arts et industries
2010-2015
Le design est aujourd'hui l'objet d'une demande. Cette demande a beau converger sur le mot de « design », elle a besoin d'être clarifiée. Je propose, à titre de base pour la prochaine recherche, de considérer qu'elle signale une situation de ré-actualisation des rapports art/industrie. Cette situation fait fond sur le sentiment que la connaissance disponible quant à la conception et à la réalisation des conduites industrielles ne suffit pas à entretenir un monde commun et, selon l'expression aujourd'hui consacrée, « durable » (« sustinable »). L'enjeu de chacun de ces termes reste à mon sens l'affaire d'une discussion possible et d'autres propositions, évoquant notamment les valeurs du « renouvelable » et du « juste », mériteront sans doute un examen au moment où il s'agira de détailler, dans un séminaire par exemple, les éléments contextuels du présent projet. D'une certaine manière, ce projet vise à produire l'analyse de la demande de design que je viens de signaler. Pour cela, j'envisage d'explorer les champs ou chapitres suivants... En savoir plus
Les appareils d'enregistrement et de fabrique d'images qui se sont développés et diffusés depuis le XIXème siècle sont des inventions non seulement pour la technique mais encore pour la perception. C'est un enjeu que de réfléchir, d'une manière à la fois plastique, critique et théorique, par la production d'oeuvres et de documents, par des études de cas, par des formulations conceptuelles, aux façons dont les nouveautés s'installent et s'avèrent dans des « régimes perceptifs » caractérisables. La variété de ces régimes conduit à formuler des hypothèses concernant d'une part les « articulations » de la sensibilité et de la corporéité, d'autre part les manières d'être, les relations, les moeurs, l'urbanité... En savoir plus
Séminaire Modernités
2006-2007
Le lien ci-contre renvoie au haut de cette page étant donné que les archives du séminaire ne sont plus consultables sur le site de l'IRI (Institut de recherche et d'Innovation)-Centre Pompidou
Projet du séminaire : Caractériser la phase historique où nous nous trouvons à l’aide de termes comme «| post-moderne » ou « post-industriel » ne nous aide pas fondamentalement à comprendre et à repérer ce qui se passe. La réception et l’usage de ces termes donne tout de même une indication sur le fait que nous ne pouvons plus considérer le « moderne » et l’« industriel » comme allant de soi. Faut-il que nous revenions définitivement sur les illusions du progrès ? N’avons-nous pas plutôt affaire à une sorte de mise à nu de la modernisation, à son « désenchantement » ? Autre hypothèse encore : est-ce la nature même des processus en cours qui change de registre ? Ou qui se déplace ? Le processus industriel contemporain qui se dé-localise et se re-localise, qui change d’objets et de domaines de valorisation n’est-il pas lui-même aujourd’hui « déplacé » et incapable d’organiser la « sociation » ?
Ce programme a été réalisé au sein du CERAP (Centre d'Etudes et de Recherches en Arts Plastiques) Ecole doctorale Arts plastiques, esthétique et sciences de l'art, Université Paris 1 – Panthéon – Sorbonne.
Le programme a été conclu par deux expositions collectives ;
Mai-Juin 2006 : "Le temps des appareils (2)", Centre d'Art Contemporain Faux Mouvement, Metz
Janvier-Février 2006 : "Le temps des appareils (1)", Espace Le Cube, Issy-les-Moulineaux